Sortir du triangle dramatique (Karpman) et des schémas relationnels épuisants
Dernière mise à jour : 13 sept.
Par Véronique Savernin, praticienne en soins énergétiques
Mise à jour le 13 09 26

Introduction
Si vous avez le sentiment de répéter les mêmes schémas épuisants avec vos proches ou au travail, vous n’avez pas à culpabiliser. Ce sont des mécanismes subtils mis en place pour vous protéger mais qui finissent parfois par vous enfermer. Pour les stopper, il faut d'abord les repérer et comprendre leur raison d’être. Il est ensuite possible de les lâcher pour les remplacer par des fonctionnements plus justes pour vous et les autres.
Cet article vous explique comment sortir des schémas relationnels toxiques. Il est dense, il balaie large donc ne vous attardez que sur ce qui vous parle vraiment, le reste est pour les autres :)
Prenez votre temps et n'hésitez pas à couper l'article en plusieurs lectures. En effet, il vaut mieux y revenir en plusieurs fois pour éviter d'être submergée par le trop plein d'informations.
Définition
Le Triangle de Karpman ou triangle dramatique, conçu par Stephen Karpman dans les années 60, est un modèle d'Analyse Transactionnelle (Eric Berne). Il décrit un scénario relationnel toxique où trois rôles s'interposent : la Victime, le Sauveur et le Persécuteur (jeux psychologiques).
Ce n'est pas une description de qui nous sommes mais des rôles que nous jouons inconsciemment avec les autres et avec nous-même.
1 A quoi ces "jeux" sont dus
Ces jeux psychologiques naissent généralement d'un manque d'autonomie et d'une incapacité à exprimer ses besoins de manière saine.
Conception des dysfonctionnements dans l'enfance
Reproduction de schémas parentaux où l'amour était conditionné à la plainte (Victime), à l'aide (Sauveur) ou à la domination (Persécuteur).
Expression des blessures d'enfance non résolues (abandon, trahison, rejet, humiliation, injustice).
Modélisation de parents eux-mêmes enfermés dans des jeux dramatiques ou des dynamiques de pouvoir.
Manque de sécurité affective poussant l'enfant à développer un masque de survie pour exister au sein de la famille.
Injonctions parentales limitantes et croyances assimilées tôt (« Sois fort », « Fais plaisir », « Ne dérange pas »).
Bénéfices secondaires
Avantages cachés et inconscients que l'on tire d'une situation pourtant douloureuse ou toxique.
Le Sauveur se sent utile et valorisé pour éviter de faire face à ses propres vides intérieurs.
La Victime attire l'attention et le soutien sans avoir à prendre ses responsabilités ni à agir.
Le Persécuteur décharge sa colère et garde le contrôle pour ne pas ressentir sa propre vulnérabilité.
Maintien d'une zone de confort connue et rassurante évitant l'inconnu lié à une prise d'autonomie.
Obtention de signes de reconnaissance (même négatifs) qui confirment la vision de soi et du monde.
Exemple pour mieux comprendre ce type de schéma relationnel :
Le scénario initial : Une mère appelle sa fille adulte tous les jours pour se plaindre de sa solitude et de sa santé déclinante (posture de Victime). La fille culpabilise et annule régulièrement ses propres sorties pour passer du temps avec sa mère (posture de Sauveur).
Le basculement : Lors d'une visite, la fille suggère doucement à sa mère d'adhérer à un club de quartier pour rencontrer du monde. La mère s'emporte : « Tu veux m'expédier chez les vieux pour te débarrasser de moi ! » (La mère passe de Victime à Persécuteur).
La réaction : La fille, blessée et impuissante, s'effondre en larmes : « Après tout ce que je fais pour toi, tu es d'une ingratitude totale... » (La fille passe de Sauveur à Victime, puis à Persécuteur).
2 Impact global de ces relations toxiques sur 9 plans
Plan physique
Tensions cervicales et musculaires chroniques (Persécuteur).
Épuisement profond et burn-out (Sauveur).
Fatigue chronique et manque de vitalité (Victime).
Maux de ventre et somatisations digestives.
État d'alerte permanent du système nerveux.
Plan émotionnel
Culpabilité envahissante de ne pas en faire assez.
Colère refoulée ou explosions de rage imprévisibles.
Peur panique de l'abandon et du rejet.
Sentiment d'insécurité affective permanente.
Anxiété sourde et hypervigilance émotionnelle.
Plan mental
Faible estime de soi et dévaluation personnelle.
Dépendance affective et besoin de validation externe.
Ruminations mentales et fictions scénarisées.
Schémas de pensée rigides et croyances limitantes.
Confusion mentale et difficulté à prendre des décisions.
Plan comportemental
Négligence de son corps et de ses besoins vitaux.
Sabotage de ses propres projets et auto-punition.
Incapacité à poser des limites claires et saines.
Réactions impulsives ou fuite face aux responsabilités.
Béquilles compensatoires (achats compulsifs, nourriture, écrans).
Plan social
Conflits répétitifs et drames relationnels.
Isolement social progressif et perte de soutien.
Relations superficielles basées sur la manipulation.
Méfiance généralisée envers les autres.
Clivage de l'entourage en clans ou "alliés" contre "ennemis".
Plan professionnel
Refus de coopérer et passivité-agressivité au travail.
Rébellion systématique contre l'autorité et la hiérarchie.
Surcharge de travail volontaire et surengagement toxique.
Rumeurs, commérages et sabotage du climat d'équipe.
Démotivation, absentéisme et démission silencieuse.
Plan énergétique
Vampirisme énergétique : on « pompe » l'énergie de l'autre.
Perméabilité aurique : on se laisse vampiriser et vider.
Épuisement et blocage des chakras inférieurs.
Fluctuations brutales du taux vibratoire.
Fuites d'énergie vitales liées aux relations et liens toxiques.
Plan spirituel
Sentiment profond de séparation et d'impuissance.
Oubli de sa nature souveraine et de son pouvoir créateur.
Stagnation du chemin d'évolution et leçons répétées.
S'ériger en sauveur à la place du divin pour l'autre.
Perte de sens et déconnexion de son être profond.
Plan informationnel
Attraction de situations qui vibrent sur la même fréquence de manque ou de conflit.
Effet miroir attirant des personnes qui activent les blessures d'âme.
Enfermement dans une boucle temporelle de répétition de scénarios.
Émission d'une fréquence d'injustice ou d'abandon.
Votre confusion intérieure se transforme en problèmes très concrets dans votre quotidien.
3 Liens du triangle dramatique avec les blessures d'enfance
Pour comprendre davantage pourquoi nous plongeons dans le Triangle de Karpman, examinons les liens entre les 3 rôles et "les 5 blessures de l'âme" de Lise Bourbeau (Rejet, Abandon, Humiliation, Trahison, Injustice).
Plan physique
Le corps cristallise la blessure pour nous alerter
Lien aux blessures : le Sauveur (souvent lié à l'Abandon) développe une hyper-vigilance sensorielle : il scanne physiquement l'autre pour anticiper ses besoins. La Victime (souvent liée au Rejet) peut avoir un corps "fuyant" ou affaissé, manifestant un manque de vitalité.
Impact : les tensions dans le dos (le poids du monde) ou les problèmes digestifs (ce qu'on n'arrive pas à "digérer" de l'autre) sont des somatisations directes de ces rôles.
Plan émotionnel
Lien aux blessures : le Persécuteur utilise la colère pour masquer une blessure de Trahison ou d'Injustice. Il agresse pour ne pas être dominé à nouveau. Le Sauveur, fuyant sa propre peur de l'Abandon, se sent coupable dès qu'il ne s'occupe pas d'autrui.
Impact : on ne vit plus d'émotions authentiques mais des réactions programmées par l'enfant blessé en nous.
Plan mental
Les masques de survie
Lien aux blessures : la Victime adopte le masque du "dépendant" pour pallier l'Abandon. Elle se croit incapable pour forcer l'autre à rester. Le Persécuteur adopte le masque du "contrôlant" (Trahison) pour garder le pouvoir et ne plus jamais se sentir vulnérable.
Impact : une incapacité à vivre l'intimité réelle car l'intimité demande de quitter le masque, ce qui est terrifiant pour l'enfant intérieur.
Plans comportemental et social
La répétition du scénario
Lien aux blessures : l'Humiliation pousse souvent au rôle de Sauveur (pour être "digne" et "propre" aux yeux des autres) ou de Victime (en se rabaissant soi-même avant que l'autre ne le fasse).
Impact : on s'entoure de personnes qui "activent" nos blessures. Le blessé de l'abandon (Sauveur) cherchera inconsciemment un partenaire fuyant ou instable (Victime/Persécuteur) pour rejouer son drame.
Plan professionnel
Lien aux blessures : le Persécuteur contrôle tout (Trahison/Injustice) pour ne pas être pris en défaut. Le Sauveur s'épuise au surtravail (Abandon/Rejet) pour se rendre indispensable. La Victime se résigne ou conteste l'autorité (Rejet/Humiliation) pour forcer le cadre à la prendre en charge.
Impact : la collaboration saine laisse place à un climat toxique de rivalité, de burn-out et de paralysie collective.
Exemple de relations dysfonctionnelles au travail :
Le scénario initial : Un collaborateur commet une erreur dans un rapport envoyé à un client important. Le manager le réprimande sévèrement devant toute l'équipe en remettant en cause ses compétences (posture de Persécuteur).
Le basculement : Un collègue prend la défense du collaborateur réprimandé, propose de refaire le dossier à sa place durant la nuit et dénonce la méchanceté du manager auprès des RH (posture de Sauveur).
La réaction : Quelques semaines plus tard, le collaborateur initialement défendu présente le travail corrigé à la direction en s'attribuant tout le mérite, sans mentionner l'aide du collègue qui s'est épuisé. Le collègue Sauveur se retrouve isolé, lésé et vidé de son énergie (il devient la Victime du système). Voir solutions plus loin.
Plan énergétique
Sur ce plan, le triangle est un système de vampirisme énergétique
Lien aux blessures : une blessure non guérie crée une "faille" dans le champ aurique. Le Persécuteur se nourrit de l'énergie de peur de la Victime. Le Sauveur donne son énergie pour combler le vide de son sentiment d'inexistence.
Impact : épuisement des chakras inférieurs (racine et sacré). On ne se nourrit plus de sa propre source mais de la réaction de l'autre.
Plan spirituel
Spirituellement, le triangle est le summum de l'identification à l'Ego
Lien aux blessures : chaque blessure est une déconnexion de notre nature divine. En jouant la Victime, on renie notre pouvoir de co-créateur. En jouant le Sauveur, on se prend pour Dieu à la place de l'autre, interférant avec son propre chemin d'évolution.
Impact : stagnation de l'âme qui répète la même leçon vie après vie, jusqu'à ce que la blessure soit transcendée par le pardon (envers soi et les autres).
Plan informationnel
Le champ des probabilités
Lien aux blessures : la blessure est une information stockée dans notre champ énergétique qui "aimante" des situations similaires. Si je porte la fréquence de l'Injustice, l'univers (le champ informationnel) répond en me présentant des Persécuteurs pour confirmer ma croyance.
Impact : le triangle devient une boucle temporelle. Pour en sortir, il faut modifier l'information à la source (la blessure) pour que le champ informationnel propose de nouvelles opportunités relationnelles.
4 Comment sortir d’un schéma ?
Pour briser le triangle, il faut que l'un des acteurs refuse de jouer son rôle. Cela demande de passer du Triangle dramatique au Triangle de l'autonomie :
Le Sauveur devient l'accompagnateur : il n'aide que si on lui demande, avec un contrat clair, et sans faire "à la place de".
La Victime devient créatrice : elle accepte sa vulnérabilité mais cherche des solutions au lieu de chercher des sauveurs.
Le Persécuteur devient le challenger : il utilise sa force pour poser des cadres justes et protéger sans écraser ni humilier.
Pour reprendre l'exemple professionnel précédent :
Pour briser ce scénario toxique au travail, la sortie du jeu dépend de la posture de chaque acteur. Le levier le plus puissant reste le basculement vers la posture adulte (factuelle, responsable et assertive) pour désamorcer le Triangle dramatique.
Pour le collègue (le « Sauveur » qui s'est fait léser)
Son piège a été de faire à la place de l'autre pour réparer une injustice, au détriment de sa propre santé et sans contrat clair.
La sortie immédiate (gestion du préjudice) : Ne pas basculer en Persécuteur (attaquer) ni en Victime passive (bouder/subir). Poser un échange factuel et calme avec le collaborateur.
La règle d'or pour la suite (devenir l'accompagnateur) :
Ne plus jamais faire à la place de l'autre : Soutenir ne veut pas dire exécuter.
Poser un contrat clair : N'aider que si une demande explicite est formulée en fixant des limites précises de temps et de périmètre.
Pour le collaborateur (la « Victime » qui a commis l'erreur)
Son piège a été d'adopter un comportement de fuite et d'opportunisme pour compenser l'humiliation subie.
Prendre sa responsabilité d'adulte (devenir créateur) :
Séparer la forme (l'agressivité du manager) du fond (son erreur factuelle sur le rapport).
Assumer la correction de son travail sans s'abriter derrière un collègue.
Faire preuve d'intégrité : Associer spontanément le collègue qui a aidé lors de la restitution à la direction.
Pour le manager (le « Persécuteur »)
Son piège a été de confondre l'autorité avec la domination publique, ce qui a déclenché le réflexe de sauvetage autour de lui.
Adopter le cadre juste (devenir challenger) :
Recadrer en privé : Ne jamais réprimander devant l'équipe. L'humiliation crée systématiquement des schémas de vengeance ou de victimisation.
Rester sur les faits : Séparer la personne de ses résultats sans se défouler sur elle.
5 Quelques compréhensions supplémentaires
Pour entrer encore plus dans les détails, l'Analyse Transactionnelle (AT) fondée par Eric Berne offre des outils concrets pour briser ces chaînes. Pour sortir du triangle de Karpman, il ne suffit pas de "vouloir" changer, il faut déconstruire le scénario de vie que nous avons écrit durant l'enfance.
1. Débusquer le "bénéfice secondaire"
Si on recommence toujours les mêmes scénarios toxiques, c'est parce qu'on y trouve un avantage caché : nous restons bloqués dans nos mauvaises habitudes parce qu'elles nous permettent de stocker nos émotions au lieu de les exprimer. C'est ce qu'on appelle un "timbre" : on encaisse les coups en silence jusqu'à ce que le réservoir soit plein et que l'on finisse par craquer.
La clé : apprenez à obtenir des signes de reconnaissance positifs. Au lieu de provoquer un conflit pour exister, apprenez à demander un compliment ou un moment d'attention de manière directe.
2. Changer de scénario
La clé : la redécision. Vous décidez que les règles du passé ne s'appliquent plus. En changeant d'injonction (ex: passer de "Fais plaisir" à "Réjouis-toi toi-même"), vous changez votre signature vibratoire. Vous ne "vibrerez" plus le besoin d'être sauvé, ce qui dissout les liens énergétiques toxiques (ou cordes) avec les persécuteurs de votre entourage.
Facile à dire me direz-vous ! Et vous avez raison car, parfois, savoir et comprendre ne suffit pas à changer des fonctionnements en place depuis longtemps. En ce qui me concerne, les lectures, les formations et de nombreux soins énergétiques m'ont été d'une aide que je ne saurais qualifier tant mes changements ont été incroyables. Ce fut long et laborieux. Ce chemin, que j'ai suivi en commençant par nourrir mon intellect puis en m'ouvrant à l'énergétique, m'a permis d'évoluer vers quelque chose de bien plus paisible et doux : l'amour et le respect de ma personne.
Mais concrètement, quel est le processus pour sortir de ces schémas toxiques ?
3. La sortie finale selon l'AT s'appelle l'autonomie
Pour ne plus "rejouer" votre enfance, choisissez votre réponse au lieu de réagir par automatisme et partagez vos besoins réels sans jeux de pouvoir.
Identifiez votre porte d'entrée habituelle (Sauveur, Victime ou Persécuteur).
Repérez la blessure qui s'active (ex: "Je sauve car j'ai peur de l'Abandon").
Passez en mode factuel (Adulte) : posez des questions, demandez des faits, exprimez vos besoins sans détour. Face à une invitation au jeu ("C'est encore de ta faute !"), l'adulte ne réagit pas par la colère ou la plainte. Il pose des faits : "Je vois que tu es en colère, de quoi as-tu besoin exactement ?"
Si vous vous sentez Sauveur, dites à votre enfant intérieur : "Tu es précieux même si, à cet instant, tu ne fais rien pour les autres."
Si vous vous sentez Victime : "Tu es capable et puissant, tu n'as plus besoin d'être petite pour être aimée."
Si vous vous sentez Persécuteur : "Tu es en sécurité, personne ne peut plus te trahir."
Sortir du triangle provoque souvent une réaction de l'entourage qui essaiera de vous y ramener (par la culpabilité ou la colère). La persévérance est la clé.
Nous avons aborder un mode de fonctionnement dans les relations extérieures mais qu'en est-il des relations avec soi-même ?
6 Pour ce qui est de soi avec soi-même
Même en l'absence de toute autre personne dans la pièce, nous pouvons devenir notre propre bourreau, notre propre victime et notre propre sauveur. On parle de triangle interne.
1. Le jeu des chaises musicales intérieures
Vous pouvez changer de rôle en quelques secondes dans votre propre tête :
Le Persécuteur intérieur (l'autocritique) : c'est la voix qui dit : "Tu es nul, tu n'as encore rien fait aujourd'hui, regarde dans quel état est ta vie." (lien à la blessure d'Injustice ou de Trahison).
La Victime intérieure (le plaintif) : c'est la partie de vous qui répond : "C'est trop dur, je n'y arriverai jamais, de toute façon personne ne me comprend." (Lien à la blessure d'Abandon ou de Rejet).
Le Sauveur intérieur (le compensateur) : pour calmer la douleur entre les deux, vous vous "sauvez" avec des béquilles : nourriture, réseaux sociaux, achats compulsifs, ou travail acharné pour "oublier" (lien à la blessure d'Humiliation).
2. Impacts du Triangle interne sur 9 différents plans
Plan physique
Auto-punition corporelle (sport à outrance, privation de nourriture ou de sommeil).
Auto-médication compensatoire (excès pour anesthésier la douleur ou l'anxiété).
Épuisement physique global lié au stress interne chronique.
Plan émotionnel
Sentiment de solitude profonde et sensation d'être divisé face à soi-même.
Culpabilité permanente et honte d'exister ou de ne pas être « parfait ».
Saut d'humeur brutal entre angoisse (Victime) et rejet de soi (Persécuteur).
Plan mental
Rumination mentale et dialogue circulaire toxique sans posture Adulte.
Hypercritique interne dévalorisante constante (auto-sabotage).
Doute systématique et incapacité à prendre des décisions claires.
Plans comportemental et social
Béquilles compulsives (écrans, achats, nourriture) pour fuir le vide intérieur.
Repli sur soi par peur d'être jugé ou de déranger.
Projection de ses conflits intérieurs sur les proches (agressivité ou fuite).
Plan professionnel
Syndrome de l'imposteur paralysant l'évolution de carrière.
Auto-sabotage des projets professionnels au moment de réussir.
Surmenage ou épuisement professionnel pour prouver sa valeur à soi-même.
Plan énergétique
Fatigue immense dès le réveil, se battre contre soi vidant la vitalité.
Fuite d'énergie vitale par le maintien des guerres intérieures.
Repli du champ aurique et baisse du taux vibratoire.
Plan spirituel
Perte de sens et déconnexion profonde de son Essence ou de son Âme.
Non-reconnaissance de sa propre souveraineté et de son pouvoir créateur.
Sentiment d'être rejeté par la vie ou d'être puni.
Plan informationnel
L'information de doute ou d'auto-critique bloque l'accès aux opportunités, aux synchronicités et aux issues positives dans votre champ des possibles.
Vous émettez l'information « je ne suis pas en sécurité », ce qui amène votre environnement à valider cette croyance par des événements déstabilisants.
L'auto-agression répétée réinforme le corps et le champ aurique, ancrant le conflit comme étant votre état d'équilibre par défaut.
Le bruit de fond de votre dialogue interne masque l'accès à votre intuition.
3. Pourquoi fait-on cela ?
C'est une tentative désespérée de notre psyché pour obtenir des signes de reconnaissance.
Si, enfant, vous n'avez reçu de l'attention que lorsque vous étiez malade (Victime) ou que vous aviez de bonnes notes (Persécuteur envers soi-même), votre cerveau a appris que "obtenir l’attention en se maltraitant, c'est exister". Vous entretenez un dialogue interne toxique parce que le silence (l'autonomie) fait peur : il ressemble au vide.
4. Comment sortir du Triangle interne ?
La solution reste la même : activer l'adulte et l'observateur qui est en vous.
Repérer le dialogue : dès que vous vous dites "Je suis nul", stoppez.
Identifiez : "Tiens, mon Persécuteur intérieur vient de prendre la parole."
Appliquer la Position de vie Gagnant-Gagnant envers vous :
Au lieu de "Je suis une loque" (Victime), dites "Je me sens fatiguée aujourd'hui, de quoi ai-je besoin ?".
Le pardon : réalisez que ces voix intérieures ne sont que des échos de vos éducateurs ou de vos traumatismes passés. Elles ne sont pas "Vous" ni à vous.
Conclusion
Le triangle extérieur n'est souvent que la projection de votre triangle intérieur. Tant que vous n'êtes pas en paix avec vous-mêmes (adulte souverain), vous chercherez des partenaires extérieurs pour jouer les rôles que vous ne parvenez pas à réconcilier en vous. Ce n'est pas injuste, c'est mathématique.
Sortir de ces triangles automatisés demande du temps et une immense bienveillance envers vous-même. Chaque fois que vous choisissez de ne plus réagir par habitude mais d'écouter sincèrement votre besoin du moment, vous faites un pas de plus vers votre pleine souveraineté. Vous pouvez enfin souffler, vous détendre. Tout va mieux.
Rappelez-vous que vous avez en vous toutes les ressources pour vous offrir la paix relationnelle que vous méritez tant.
Bien à vous !
Véronique
Si cet article résonne en vous, pour un accompagnement, vous pouvez faire un premier pas en douceur.
Sources
Éric Berne, Des jeux et des hommes, Stock, 1984. (Le livre culte qui définit les "jeux psychologiques" à la base du triangle).
France Brécard et Laurie Hawkes, Le grand livre de l'analyse transactionnelle, Eyrolles, 2024.
Stephen Karpman, Le Triangle Dramatique : De la manipulation à la compassion, InterEditions, 2017. (L'auteur original explique comment transformer les rôles toxiques en relations saines).
Pierre Agnese et Jérôme Lefeuvre, Déjouer les pièges de la manipulation et du harcèlement : Le triangle de Karpman, Dunod, 2021
Lise Bourbeau, Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même, Pocket, 2013. La guérison des 5 blessures, Pocket, 2017. (La suite pratique pour sortir des masques de survie).
Sylvie Tenenbaum, Nos paysages intérieurs : Ces idées qui nous façonnent, InterEditions, 2011.
Thomas A. Harris, I'm OK, You're OK, Harper & Row, 1967. (L'introduction du concept de "Position de Vie" essentiel pour comprendre pourquoi on entre en Victime ou Persécuteur).
Attention : Les informations que vous trouverez dans cet article ne se substituent aucunement à un suivi psychologique si besoin. C'est un partage de connaissances et d'expériences personnelles.
© 2026 Véronique Savernin. Tous droits réservés.




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