Le sentiment d'abandon : comprendre son origine et identifier des solutions.
- Véronique

- 20 janv.
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 6 jours
La blessure d'abandon est une souffrance émotionnelle profonde souvent ancrée dans l'enfance. Elle survient lorsqu'on a ressenti un manque de soutien, d'affection ou de présence (physique ou émotionnelle) de la part de ses figures parentales. Elle se traduit par une peur viscérale d'être délaissé, rejeté, séparé ou de ne pas compter assez pour que l'autre reste.

Le sentiment d'abandon s'enracine généralement entre 0 et 1 an ou lors de ruptures précoces.
Ce n'est pas toujours un abandon réel (orphelinat). C’est plus souvent un "abandon perçu" : un parent hospitalisé, la naissance d'un frère/sœur, ou un parent physiquement présent mais émotionnellement indisponible (dépression, surmenage).
Pour un nourrisson, l'abandon équivaut à la mort. Le cerveau reptilien enregistre cette peur. À l'âge adulte, une rupture amoureuse réactive ce logiciel de "survie" et provoque des réactions disproportionnées (attaques de panique par exemple).
Voici comment la blessure d’abandon peut se manifester et quelles solutions sont envisageables :
1. Manifestations comportementales
La personne qui s’est sentie abandonnée développe souvent le masque du "Dépendant" pour s'assurer que l'autre ne partira pas :
Elle recherche l'attention en utilisant des stratagèmes (parfois inconscients) pour être au centre de l’attention (en se plaignant, en dramatisant une situation ou en tombant malade).
Elle a des difficultés à dire non : elle a peur que le désaccord entraîne une rupture du lien.
Elle a tendance à s'oublier pour plaire ou à devenir indispensable. La personne calque ses goûts, ses opinions et ses passions sur ceux de l'autre pour s'assurer une fusion totale.
La personne peut s’autosaboter en provoquant elle-même la rupture ("je te quitte avant que tu ne me quittes") pour reprendre le contrôle sur une fin qu'elle juge inévitable.
Elle incarne le rôle de "Sauveur" : le fait de s’occuper des problèmes des autres est pour se rendre indispensable. "Si tu as besoin de moi, tu ne peux pas me quitter."
Comment s’en libérer ?
Relever le défi de fixer des limites : apprendre à dire "non" pour constater que le lien survit au désaccord.
Désamorcer le scénario catastrophe : quand l'autre ne répond pas au téléphone, listez 5 raisons logiques (autre que l'abandon) pour expliquer son silence.
Pratiquer la solitude choisie pour rééduquer le cerveau sur le fait que la solitude est sécurisante : bloquer une soirée par semaine où faire une activité plaisante seul(e) (resto, musée, lecture). Transformer la "solitude" en "solitude sacrée".
Apprendre à demander clairement : au lieu de dramatiser pour attirer l'attention, exprimer son besoin : "j'ai besoin d'être rassuré(e) ce soir, peux-tu me consacrer 10 minutes ?"
2. Manifestations psychologiques
Le paysage mental est dominé par l'insécurité affective :
Peur panique de la solitude : être seul est vécu comme un vide abyssal ou un danger de mort imminente.
Le système nerveux : les personnes souffrant d'abandon sont souvent en état d'hypervigilance. Leur taux de cortisol (stress) est chroniquement élevé.
Hypersensibilité aux signes de distance : un message sans réponse ou un ton plus froid est immédiatement interprété comme le début d'un abandon définitif.
Faible estime de soi : sentiment de ne pas être assez "intéressant" ou "valable" pour que l'on reste à ses côtés.
Anxiété chronique : un état de vigilance permanente vis-à-vis des intentions des autres.
Comment s’en libérer ?
Il s'agit de passer d'une relation de "besoin" à une relation de "partage".
Dialogue avec l'Enfant Intérieur : visualiser l'enfant que l'on était et lui dire : "Moi, l'adulte d'aujourd'hui, je te promets de toujours rester à tes côtés."
TCC (Thérapie Cognitive) : identifier les pensées automatiques de catastrophe dès qu'un SMS reste sans réponse.
Diversifier les ancrages : ne pas mettre tous les œufs affectifs dans le même panier (tout ne tourne pas autour du conjoint). Développer un cercle social varié.
Observer les relations comme des flux. Les gens entrent et sortent. Apprécier leur présence sans chercher à les posséder.
Développer son estime de soi : thérapies, stages, lectures, exercices.
3. Manifestations Énergétiques
Sur le plan subtil, la blessure d'abandon crée des déséquilibres spécifiques :
Fuites énergétiques : l'énergie fuit vers l'autre. Il est facile pour les autres de se nourrir de cette énergie. Sensation de vide et d’impuissance parfois.
Blocage au Chakra du Cœur : difficulté à donner et recevoir de l'amour de manière fluide sans attachement toxique.
Ancrage défaillant : l'énergie est concentrée dans le mental et l'émotionnel avec peu de connexion à la terre d'où le sentiment d'être instable ou de ne pas avoir sa place.
Fréquence de manque : la personne vibre le "manque". Selon la loi d'attraction, elle attire donc des situations ou des partenaires (souvent des profils "fuyants") qui confirment ce manque.
Les "cordes" éthériques : énergétiquement, la personne qui se sent abandonnée projette des filaments vers le plexus de l'autre pour "pomper" de la sécurité. Cela crée des relations de vampirisme énergétique inconscient.
Comment s’en libérer ?
L’ancrage au Chakra Racine : visualiser des racines partant des pieds vers le centre de la terre pour ne plus dépendre de l'énergie d'autrui. Marcher pieds nus, jardiner, faire des squats. Tout ce qui connecte physiquement au sol stabilise notre énergie.
L'ancrage au Point Zéro : poser les mains sur le bas-ventre (Chakra Sacré). Respirer en sentant la chaleur des mains. Cela ramène la conscience dans son corps physique plutôt que dans l'espace psychique de l'autre.
La Coque de protection : avant de sortir ou d'interagir, visualiser une bulle de lumière dorée ou bleutée autour de vous. Cette paroi est semi-perméable : elle laisse passer l'amour, favorise l’expansion mais bloque les tentatives de pompage énergétique.
Pardonner au parent ou à la personne "responsable" de l'abandon. Non pas pour excuser leur acte mais pour libérer le lien énergétique qui maintient prisonnier du passé.
Nettoyage énergétique : visualiser les liens de dépendance qui relient aux autres. Les liens toxiques sont coupés et transmutés en Lumière.
4. Sur le plan spirituel
D'un point de vue spirituel, la blessure d'abandon n'est pas une "punition", mais un catalyseur d'évolution (apprentissages). Elle invite à découvrir que l'Autre n'est qu'un miroir et que l'abandon extérieur reflète l'abandon de soi-même. Apprendre que la Source d'amour est à l'intérieur de nous, pas à l'extérieur.
L'autonomie affective : tant que nous cherchons la validation à l'extérieur, nous sommes esclaves. Avoir vécu l'abandon nous invite à devenir notre propre "parent" protecteur.
Spirituellement, l'abandon est la croyance que nous sommes séparés du Tout. La guérison consiste à réaliser que l'on ne peut jamais être abandonné par l'Univers/la Vie, car nous sommes la Vie.
L'abandon est l'initiation majeure pour passer de l'amour "besoin" (l'autre est mon oxygène) à l'amour "partage" (je suis ma propre source).
La guérison survient quand on réalise qu'on n'est plus l'enfant dépendant d'autrefois mais un adulte capable de subvenir à ses besoins émotionnels.
Comment s’en libérer ?
Pas de projections : cesser d’envisager des probabilités négatives et d’anticiper le départ potentiel de l'autre.
Il est possible de vivre dès aujourd'hui comme si le sentiment total de sécurité était déjà là. En changeant le ressenti intérieur, la vie répond comme un écho à ce ressenti.
De la dépendance à la verticalité : remplacer la quête de soutien horizontal (chez les humains) par une connexion verticale (à l'Univers, au Divin, à la Conscience).
Accepter spirituellement que personne sur terre ne pourra combler ce vide infini car ce vide est un appel de votre âme à se reconnecter à sa propre lumière.
Remercier pour ce qui est déjà là. La gratitude est l'antidote au sentiment de manque lié à l'abandon. Remercier les personnes qui sont parties car elles nous ont donné l’occasion de tenir debout malgré cela.
Faire des soins énergétiques afin de libérer les mémoires cellulaires de manque, d’abandon, de culpabilité, de tristesse, etc
Couper le lien ressenti avec les évènements traumatiques passés pour que l’énergie revienne dans le présent.

Voici comment les soins énergétiques peuvent concrètement intervenir pour transformer cette structure :
1. Libération des mémoires cristallisées
Le corps stocke les traumatismes non résolus sous forme de blocages denses.
Action : le praticien aide à dissoudre les "nœuds" énergétiques formés lors des premiers ressentis d'abandon (souvent logés dans le plexus solaire ou le cœur).
Résultat : une sensation d'allègement comme si un poids ancien quittait votre poitrine.
2. Colmatage des "brèches" de l'aura
Comme nous l'avons vu, le "dépendant" a une aura poreuse qui fuit vers l'extérieur pour chercher l'autre.
Action : le soin énergétique vient densifier les couches du champ bioénergétique. On "recoud" symboliquement les zones de fuite.
Résultat : l'idée est de se sentir plus chez soi dans son corps. L'urgence de contacter l'autre pour se sentir complet diminue car son propre contenant énergétique est de nouveau étanche.
3. Réalignement de l'axe de Verticalité
La blessure d'abandon crée une dépendance horizontale (on cherche son appui chez les humains).
Action : le soin renforce l'ancrage à la Terre et la connexion à la Source.
Résultat : vous retrouvez votre verticalité. Au lieu de vous "suspendre" aux autres, vous puisez votre énergie directement depuis vos propres racines.
4. Apaisement du système nerveux (le nerf vague)
La peur de l'abandon maintient le corps en état d'alerte permanent (mode survie).
Action : les fréquences utilisées (Reiki, Lahochi, Magnétisme) abaissent le niveau de cortisol et stimulent le système parasympathique.
Résultat : un passage de la vibration de "survie" à celle de "vie". Votre corps réapprend qu'il est en sécurité même lorsqu'il est seul.
Quand on est dans une souffrance profonde, il peut être difficile de voir à quel point nos comportements sont dysfonctionnels. Et même en les voyant, parfois les solutions peuvent paraitre inaccessibles. Mais en étant bienveillants avec soi et avec la bonne approche, la persévérance est toujours payante même si les résultats semblent tarder. Bien à vous !
Sources :
Lise Bourbeau : Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même
John Bowlby : Attachement et perte
Susan Anderson : Journey from abandonment to healing
Daniel Dufour : La blessure d'abandon
Bessel Van Der Kolk : Le corps n'oublie rien


